Actualité de rachat de credits en France
Le marché de la banque et du crédit en France présente toujours un tableau plus mesuré que partout ailleurs… Excepté la mésaventure de la Société Générale en janvier (dont nous nous ferons l’écho au travers de notre prochain éditorial), l’actualité du dernier trimestre 2007 semble préserver notre beau pays des effets de la crise des subprime autant que de la remonté tendancielle des taux. Aussi, tout au plus peut-on remarquer un léger phénomène de révolte de quelques-uns des rares emprunteurs à taux variables refusant d’assumer les dérapages de leurs mensualités.
Le front de cette mini-révolte concernait, pour l’essentiel, certains clients d’établissements fournisseurs des réseaux de courtage en crédits, GE MoneyBank en tête, dont le DG des financements immobiliers, François Kliber, déclarait début décembre que la “force (de GE) ce n’est pas le réseau c’est l’innovation”. Faut-il y voir un signe de “la fin de l’eldorado pour les courtiers”, comme le titrait un article des Echos d’octobre ? Après une année plutôt morose pour le marché du crédit, presque seulement “tracté” par le rachat de crédits (+11,90%) et la LOA (+12,70%), l’histoire ne serait pas nouvelle d’un marché, littéralement “inventé” à la marge, puis finalement “récupéré” par les grands réseaux, une fois ce marché parvenu à maturité. En parallèle, notons le déploiement de stratégies multicanal par de nombreux intervenants bancaires en vue de la souscription directe d’offres de crédits à la consommation de plus en plus dématérialisées, ainsi que la création d’une nouvelle offre dite “Crédit lift” pour aborder le marché des “nearprime” (prêts à la consommation ou revolving pour ménages aux revenus voisins de 1.200 € mensuels).
Occupation de niches, recherche innovante des besoins de clients jusque-là délaissés, meilleur suivi de la clientèle “fragilisée”, la liste illustrant la recherche de nouvelles économies, ou de nouvelles marges, au sein des réseaux bancaires, se complète ce trimestre par l’annonce d’un renoncement à poursuivre l’ancien partenariat portant sur les contrats d’assurance emprunteurs qui liaient de grands assureurs (CNP, AGF, AXA) aux plus importants des établissements bancaires français (BNP, SG, CALYON, etc). La gestion de ces risques représente un gisement de marges auquel les banques ne semblent plus près de renoncer, d’autant que l’arrivée de nouveaux concurrents comme la Banque Postale sur le marché du crédit et le regroupement de certaines caisses locales laissent présumer un réel durcissement d’un marché domestique déjà passablement étroit et en constant rétrécissement.

juillet 14th, 2008 02:11
J’aime bien ce site.
C’est une bonne nouvelle..
juillet 27th, 2008 21:43
Keep visiting … -:)